Revue de presse 2010

"Stéphane Marcel, de l'art de faire pousser les PME". Objectif Languedoc-Roussillon. Mai 2010

"Le verger assisté par ordinateur existe : agreo vergers". Viticulture en Val de Loire. Janvier 2010

" INFORMATIQUE : Neotic certifié par Microsoft". Flash Infos, Editions PACA-LR- Corse. Janvier 2010

> " Le verger assisté par ordinateur existe : agreo vergers"
Paru dans Viticulture en Val de Loire. Janvier 2010
L'agriculture en général est de plus en plus la cible des nouvelles technologies : GPS, Internet, et toutes assistances informatiques matérielles embarquées ou non. Nous vous proposons de découvrir une solution logicielle qui touche à l'intégralité de la gestion d'une exploitation arboricole et en facilite la traçabilité : agreo Verger.

 

Encore des compétences à acquérir pour les arboriculteurs avec l'arrivée de l'informatique jusque dans les parcelles. L'agriculteur est devenu un vrai polytechnicien mais au sens premier du terme. C'est Anthony Clenet, directeur produit chez Neotic, qui nous décrit les avantages et fondamentaux de ce logiciel agreo Verger : « Sur la base d'un produit collaboratif fondé sur des technologies Internet, nous mettons en place une base de données technique, administrative, économique, environnementale et même sociale pour la gestion du personnel. Prenons l'exemple d'une coopérative et ses arboriculteurs, une fois mise en œuvre, la plate-forme extranet permet les échanges en temps réel, le suivi technique et économique des différentes exploitations et la collecte des données pour la synthèse ».

 

Un pilotage aux instruments

L'analogie est facile, mais l'image parlante : la solution logicielle proposée ici est rassurante quand la navigation à vue devient difficile, et elle l'est de plus en plus. L'extranet permet une mise à jour en temps réel des aspects réglementaires, des alertes météo, les délais de réentrée sur les parcelles. Le cahier de production prend la forme d'un téléphone portable et accompagne le chef de culture en permanence. Mais avant cela, l'installation même ne requiert que la possession d'un navigateur Internet et d'une connexion puisque tout est stocké et organisé depuis un serveur. Anthony Clenet poursuit : « Nous avons fait en sorte que personne ne soit rebuté par l'utilisation. Chaque utilisateur peut créer son profil en fonction de ses compétences, c'est-à-dire que les fonctionnalités de base seront évidentes et plus l'outil sera maîtrisé plus les boutons d'options seront disponibles. Les formations sur site sont assurées par des gens du métier. Le délai de mise en place est très rapide et la faculté de paramétrage autorise l'adaptation du produit aux données locales, régionales mais aussi aux pratiques culturales en bio ou en conventionnel. L'inventaire verger existant peut être importé directement et servir de premier paramétrage. La saisie d'une intervention à la parcelle, qui commence avec sa planification, engage un processus global automatisé qui va de la gestion des stocks phyto (la quantité de produit appliquée est déduite du stock) jusqu'à la dernière conséquence logique de cette action comme la création de l'alerte de réentrée a la parcelle par exemple ».

 

La traçabilité : une évidence !

Bien sûr, une telle débauche d'informatique représente un gain de temps considérable car toutes les informations que l'on peut être amené à collecter sont là, on ne peut pas les perdre ni en oublier : « la traçabilité est devenue une sous partie d'une vision plus globale de l'exploitation, alors que sans informatisation et sans logiciel performant cela constitue de l'occupation à temps plein. L'aspect économique est également très important puisque les calculs de coûts de revient sont fait aussi en temps réel et à la parcelle, à condition d'avoir souscrit l'option Pocket PC. La liste des options est longue, d'ailleurs on peut regretter que certaines fonctionnalités optionnelles ne soient pas incluses dans le module de base. Voici les modules optionnels : cartographie, cahier des charges, gestion des contrats, communication, pocket PC technicien ou agriculteur, diagnostic (agriculture raisonnée), traduction multilangue et enfin Agricommand qui est l'intégration d'une base de données de produits phyto ainsi que leur spectre d'utilisation.


 

> " INFORMATIQUE : Neotic certifié par Microsoft "
Paru dans Flash Infos, Editions PACA-LR- Corse. Janvier 2010
L'éditeur de solutions informatiques, dédiées à la filière agricole et agroalimentaire, Neotic (siège à Montpellier, 40 salariés) a été certifié Microsoft Gold Certified Partner dans les domaines ISV Software Solutions et Mobility Solutions. Ce dernier développe notamment la gamme de progiciels extranet agreo@. Cette certification démontre l'expertise de l'éditeur montpelliérain en matière de technologies Microsoft.


 

>" Stéphane Marcel, l'art de faire pousser les PME"
Paru dans Objectif Languedoc-Roussillon. Mai 2010
Stéphane Marcel est le grand ami des pépinières. À 35 ans, le créateur de la start-up Neotic s'est imposé comme un partenaire privilégié du monde agricole, auquel il assure contrôle qualité et traçabilité en développant des systèmes de cartographie et d'information agronomique. Sous sa casquette de président de Créalia, le fonds d'aide régional à l'innovation, il aide les PME les plus prometteuses à croître et à devenir de beaux brins d'entreprise.
Main verte et doigt sur la souris : c'est la formule du succès de Stéphane Marcel. Son affinité pour les campagnes commence, toutefois, par les abysses sous-marins. À la fin des années 90, il décroche son premier diplôme, une maîtrise en biologie marine, en puisant dans sa passion pour la voile et la plongée, qu'il pratique depuis l'enfance entre Marseille et Collioure. Mais il veut alors compléter son cursus par une formation d'ingénieur. Cet Avignonnais de naissance met le cap sur Sup Agro à Montpellier. En 2000, il a l'idée avec trois camarades de promo, futurs associés, d'exploiter les potentialités naissantes de la cartographie sur internet au bénéfice de la vitiviniculture. C'est un sacré pari à une époque qui ne connaît pas encore la banalisation de Google Maps. « Nous voulions développer un type de cartographie consultable et enrichie par différentes parties à l'échelle d'un bassin versant, explique Stéphane Marcel. Nous avons ensuite vérifie qu'un tel besoin existait dans le secteur agricole. »

 

La boussole du navire

Neotic est créée en 2001 et, d'emblée, Stéphane Marcel se heurte à un contexte délicat. La bulle internet est en train d'éclater et les banquiers ont tendance à fuir tout ce qui ressemble à une start-up. Le jeune p-dg est contraint de s'endetter pour amorcer la pompe des fonds propres. Il affirme alors des qualités de capitaine d'équipe et de leader d'opinion qui vont sauver Neotic : « C'est dans les moments de doute qu'il faut se blinder et rebooster tout le monde. Avec mes associés, nous formons les quatre piliers de Neotic, mais ceux-ci me considèrent comme un indicateur, comme la boussole du navire » Le premier exercice de 18 mois permet à Neotic de valider son concept. La machine est lancée. ».

 

Des logiciels à "l'œil agro"

Lors de son premier SITEVI (le salon de la filière vin) en 2001, la PME décroche le prix de l'innovation et la reconnaissance de la filière. Deux tours de table successifs lui permettent de trouver de gros investisseurs. Parallèlement, son produit évolue et s'élargit à l'ensemble de la filière végétale, avant d'intégrer le monde animal. Forte de ses 40 salariés et installée dans l'hôtel des entreprises du Millénaire de Montpellier, Neotic traite aujourd'hui avec de grands industriels agroalimentaires et se développe à l'international. La prise de conscience autour du développement durable l'aide aussi. « La période post-Grenelle comporte une vraie opportunité de croissance, analyse le p-dg. La bulle réglementaire autour des besoins de traçabilité impose aux opérateurs de terrain de s'équiper. De notre côté, tout le challenge est de garder un "œil agro" à toutes les étapes du processus d'édition de nos logiciels. » Stéphane Marcel confesse cependant qu'il n'est pas un thuriféraire d'internet. Pour sa société, cela n'a été qu'une solution technique, une fois le besoin identifié. « La cartographie représentait un produit coûteux. Ma philosophie était alors de démocratiser une technologie élitiste, de tirer par le haut des secteurs d'activité qui n'y avaient pas accès. Pour le reste, j'avoue que je ne suis pas fan des réseaux sociaux et des excès du net. Cela gêne la maîtrise de l'information, aussi bien au plan public que privé. ».

 

Vers un Créalia 2

La croissance de Neotic a parfois été difficile à négocier. Stéphane Marcel, qui n'a plus vraiment le temps de plonger en mer, a néanmoins trouvé celui de découvrir la montagne depuis peu. C'est son épouse, elle-même fille d'alpiniste, qui l'initie aux joies de la randonnée sac à dos, entre Alpes et Pyrénées. L'air des cimes est idéal « pour se vider la tête », et pourtant le virus de l'entreprise n'est jamais bien loin. En 2008, les services de la Région viennent le démarcher pour relancer Créalia, le fonds d'intervention qui finance les PME innovantes. Il se dit intéressé, au-delà de la seule volonté de renvoyer l'ascenseur après les diverses subventions qui ont irrigué sa PME. « Le fond existait depuis cinq ans, mais la Région voulait un chef d'entreprise pour le redynamiser et faire de la croissance. De mon côté, les débuts de Neotic m'ont ouvert les yeux sur la nécessité de l'aide à l'innovation, dans un pays où le statut de créateur d'entreprise n'existe pas. » À la condition d'être accompagné par une pépinière du réseau Synersud, l'aide offerte par Créalia à un jeune patron se concrétise par un prêt d'honneur à O %, de 10 000 à 38 000 €, sans garantie. Un dispositif unique en France, puisqu'il est le seul à agir avant la création de l'entreprise. Au travers des comités d'investissement qu'il préside, Stéphane Marcel ne se limite pas à une définition univoque de l'innovation, depuis la molécule contre les maladies neurodégénératrices jusqu'au nouveau type de casque pour sports extrêmes. « Je défends le concept de bonne idée au sens large. On peut être innovant sur des secteurs très traditionnels ou même stagnants, du moment que l'on a le bon business model, la nouvelle technologie avec brevet ou l'approche commerciale novatrice. » Créalia accompagne une vingtaine de projets par an, mais de l'aveu de son président, elle pourrait en gérer le triple. Pour réussir à cap ter le restant, Stéphane Marcel songe à faire évoluer la structure vers un Créalia 2, avec l'appui de l'Europe, de la Région, et de la Caisse des Dépôts. Il s'agirait de prêter plus et plus longtemps, afin de consolider les PME, encore fragiles entre O et 3 ans.

 

Président bénévole

Passionné par son action, bénévole, Stéphane Marcel n'envisage pas un moment d'abréger son mandat (qui, de fait, n'a pas de terme officiel). Créalia, où il se rend tous les soirs, absorbe l'équivalent de quatre jours dans son planning mensuel. Il souhaite pouvoir en consacrer le maximum aux siens et préserver chaque petite joie familiale. En bon épicurien amateur de cuisine méditerranéenne, Stéphane Marcel avoue qu'il réussit un splendide risotto « avec des pointes d'asperge ». Son travail à Neotic l'amène aussi à côtoyer des vignerons et, cela tombe bien, à nourrir son amour du bon vin. « J'ai une préférence pour le Côte-Rôtie et le Tain l'hermitage qui sont pour moi l'expression ultime du cépage syrah. Il y a là toute la matière et l'acidité pour en faire les meilleurs vins du monde. » La précision dans la passion, c'est l'autre clé de la réussite, selon Stéphane Marcel.
Anthony Rey.


 





Rechercher




Abonnez-vous